L’accueil à Porrentruy, bien sûr dans les restaurants, mais aussi très chaleureux dans les familles

Au restaurant du Faucon, à Porrentruy, où Jeanne Michel, fille du tenancier, née en 1893, côtoie officiers et hauts gradés, qui se mettent régulièrement à table pour déguster les bons petits plats préparés par Mme Michel, tandis que la soirée se prolonge en musique avec Jeanne au piano.

Jeanne Michel devant la restaurant du Faucon à Porrentruy (source: La Grande Guerre aux frontières MHDP)



Dans la soirée, quelques notes au piano

Le restaurant « chez Beucler », actuellement le Gambrinus, fourmille aussi de militaires.

Autrefois, le restaurant « Chez Beucler » (Coll. Roth)

Toutefois, pour les grandes occasions, les rencontres se fêtent à l’Hôtel du Cheval Blanc…

L’Hôtel du Cheval Blanc à Porentruy
ancien quartier général des régiments de première ligne (source: l’Illustré no 31 du 2.8.1934 no spécial à l’occasion du 20e de la mobilisation)
au Cheval Blanc,
Une soirée avec un Orchestre de Chambre
(photo MHDP)
Sonnez Clairons, marche – 1916/G. Krier
Interprété par Les Délice de Suzy, Orchestre de Chambre – Musique des années 1920

A la ferme Choquard, une bonne partie des écuries est réquisitionnée par l’artillerie.

De nombreux soldats passent leurs soirées aux Planchettes, parfois ils sont une douzaine à table, à faire santé, à chanter ou à jouer d’un instrument.

L’artillerie, il faut loger les soldats et aussi les chevaux… (Photo: Archives fédérales)
L’artillerie en marche (Archives fédérales)

On improvise aussi pour passer une soirée en gaieté… à la ferme, aux Planchettes…

… Un soldat déguisé en femme, avait revêtu, pour l’occasion, des vêtements d’Anna Roth, âgée d’une vingtaine d’années.

Une union un peu particulière, pendant l’occupation des frontières
immortalisée par un photographe (coll. Roth)


Des nouvelles de Joseph Roth, quelque part dans le nord de la France

Une lettre de Joseph Roth depuis les tranchées

Tranchées de 2e ligne, le 30 mars 1915

Chers parents,

A l’instant même je suis brusquement appelé par mon sous-officier (Feltin) qui vient de voir sur le journal, un fait qui s’est produit à Porrentruy au sujet d’un bôche. Je pense que vous savez l’histoire; comme le communiqué disait: il paraît qu’il aurait bien bu et bien mangé dans un restaurant, après quoi il aurait refusé de payer: alors comme payement les gens du café l’aurait passé copieusement à tabac. Si vous le savez, veuillez me faire savoir dans quel café la chose s’est produite.

Rien d’autre à vous dire pour le moment. Tout va bien. Le bonjour à vous tous. Jos. Roth

Deux nièces de Joseph Roth font connaissance: Madeleine – du soldat Jean Peter, de Langenthal – et Anna – du soldat Joseph Imbach, de Biberist. La guerre terminée, elles sont parties au bras de leur soldat du côté de la Suisse alémanique.

Anna (née en 1895)
(coll. Roth)

Madeleine (née en 1892)
(coll. Roth)


L’équipe de cuisine du bat. 49/1…
… et les salutations du chef de cuisine qui a certainement séjourné à Porrentruy
Exercice devant la brasserie



Frédéric Aeberhard

Un autre soldat…
qui remercie pour l’accueil et profite d’envoyer sa photo avec le nouvel uniforme
… du côté de Bâle et ses impressions…
Ils ont cantonné à Porrentruy …
Ils sont nombreux à envoyer des cartes de remerciements avec leurs photos

Et puis encore une photo, sous la galerie de la ferme, en famille – 28 février 1915 – avant que les soldats rejoignent leurs foyers

Un dernier au revoir aux Planchettes
et en musique

A l’occasion de la Journée du soldat – dimanche 21 février 1915 – de nombreuses familles à Porrentruy ont répondu avec enthousiasme et au programme:

(Source: E-Newspaper Archives.ch Le Jura Volume 65, numéro 15 du 19 février 1915)
Ouverture en fanfare
Les Planchettes: Petites parcelles de terrain, 2e version: soi-disant les femmes faisaient leur lessive sur des planchettes le long du Bacavoine, ou encore on faisait allusion à la menuiserie toute proche qui fabriquait des planchettes… et une quatrième version, on franchissait le ruisseau sur des planchettes…
(source: J.-F. Nussbaumer)
(photo: MBl)
Plus de bruits de sabots,
ni hennissements dans cette écurie … démolie il y a peu de temps (photo: MBl)
Le Bacavoine, ruisseau qui prend sa source à Fontenais,
son murmure… un témoin du passé (Photo: MBl)

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