Au revoir, bien sûr à Gilberte, et des remerciements à la population

Des centaines de soldats ont sillonné ce quai, tout proche de l’Hôtel de la Gare. Gustave et Lucine, les trois sœurs, et les deux fils musiciens, durant quatre ans, bien des liens se sont tissés.

Gare de Courgenay (source: Schweizerische Illustrierte)

Sur le pas de porte, des militaires viennent une dernière fois saluer Gilberte, mais pour beaucoup la gorge un peu serrée

(source: Schweizerische Illustrierte)
Trois filles…. qui ont tricoté des chaussettes et cousu des boutons


Comme les soldats l’ont connue lorsqu’elle avait 18 ans (source: Neue Zürcher Zeitung 11 mai 1957)

Source: Le Jura, numéro 26 du 30 mars 1915 e-newspaper archives.ch
Les chevaux sont aussi démobilisés et retrouveront une autre écurie… (Source: archives le Démocrate 1918)

Lettre d’un soldat:

Voilà donc notre bataillon 39 de retour en son milieu d’origine, la glèbe emmenthaloise. Nous nous souvenons avec une joie intime de la digne réception, de la bienveillance spontanée et dévouée dont nous fûmes l’objet de la part de véritables patriotes dans presque toutes les localités du Jura. La différence de langue ou de confession ne constitua nulle part un obstacle aux démonstrations d’amitié qui nous fûmes témoignées. Aussi nous leur adressons du fonds de nos campagnes, nos remerciements et notre salut patriotique: « Tous pour un, un pour tous ». Un du 39e au nom de beaucoup

(Source: archives le Démocrate 1918)


Gouchti, ïn p’tét songeou…

R’leudgère, eurconvèrti en rèchtaurou, poyait-è musaie qu’ïn djoè sai pus djûene devïndrait ènne céyébritè ïntranncaintonâ: ènne tchainson, ïn roman, ïn film et ènne piece de théâtre? (Traduction en patois d’Ajoie: Denis Frund, Delémont)

Gustave, un brin songeur…
Horloger reconverti en restaurateur, pouvait-il imaginer un jour que sa cadette deviendrait une célébrité intercantonale: une chanson, un film, un roman et une pièce de théâtre
Gilberte invitée d’honneur à la fête de la jeunesse et de la patrie en 1941 (source: Almanach du Jura 1942, coll. privée)
Gilberte en 1941 (source: Schweizerische Illustrierte 12.3.1941)

En pleine Deuxième Guerre mondiale, elle habite à Zurich et s’occupe de la Fondation « Armée et Foyer », créée sur son initiative. Gilberte est une femme de tête, fait partie de nombreux comités, joue au bridge et se rend régulièrement au club avec son époux Loulou. Elle est consciente de son importance dans les milieux qu’elle fréquente. Elle reçoit, entre autres, le général Guisan.

Gilberte avec sa nièce Eliane, fille de Paul (source: Almanach du Jura 1942)


La famille Montavon vers 1920: de gauche à droite, Paul le cadet, Gilberte, Fernande, l’aînée, Gustave, le père, Lucine, la mère, Camille, et Gustave fils. (source: coll. MHDP)

Le souvenir de Gilberte s’est quelque peu estompé dans les année 1960-1970, suite à la Question jurassienne et l’indépendance du canton. Toutefois, en 1989, 75 ans et 50 ans de mobilisation de 1914-1939, remet Gilberte au goût du jour. (Source: Damien Bregnard)

La belle Ajoie personnalisée et interprétation Marco et ses claviers, musicien-chanteur, animateur, Saint-Ursanne (version originale: orchestre les Aidjolats)

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