Réchésy, son “Académie”

Jadis, Réchésy

arrosé par la Vendline, qui prend sa source en Suisse, près de Vendlincourt (coll. privée)

est un village français situé aux confins de la Suisse et du département du Haut-Rhin. La borne des Trois Puissances rappelle que Réchésy fut pendant 44 ans village frontière entre l’Empire allemand, qui avait annexé l’Alsace et la France.

Son église

dédiée à Saint-Jean-Baptiste

domine le village, une construction des années 1850, qui remplaça la chapelle du 17e siècle, qui se trouve encore dans le cimetière.

Le château

dans les année 1920 appartenait à un baron de Ferrette (source: Jos. Roth 1865-1939, MBl)

qui se trouve à la sortie de Réchésy, direction Courtelevant, mais aujourd’hui amputé de ses tours

Et autrefois la gare du “Tacot”

(source: coll. privée)

Horaire à partir de mai 1914

Réchésy – Belfort en 1 h 30 min

En randonnée

sur les traces du Tacot (source: patrimoine-fr.réchésy)

Une maison de maître du 18e siècle

à un jet de pierre de la frontière suisse (coll. privée)

appelée l'”Académie de Réchésy”

sur le perron des intellectuels espions sous la houlette de Pierre Bucher, 1er rang (coll. privée)

La généalogie de Pierre Bucher

(Source: geneanet.org)

En 1914, à la demande de Clémenceau

La ligne de front (source: un rêve de France)

Pierre Bucher créa sur la ligne de front, le centre de renseignement militaire de Réchésy. Bien épaulé par des Pierre Hepp, Jean Schlumberger, Jean-Paul Allégret, Edouard Schuré et tant d’autres encore. Sans oublier Paul Acker – qui décéda tragiquement fin juin 1915 -, dans un accident d’automobile, à Altenach, au retour du Vieil-Armand.

Mais, malgré de nombreux allers et venues dans la demeure qu’occupent les intellectuels, aucun voisin n’a soupçonné les activités réelles de ces hommes, à peine avait-on remarqué leur prestance.

Ces journalistes ou hommes de lettres mettaient leur connaissance au service de l’armée française, en dépouillant la presse allemande qui arrivait par la Suisse, en confiant des missions de longue portée à des Français et à des Suisses qui s’étaient portés volontaires. On recueillait aussi des dépositions de déserteurs alsaciens. (source: Un rêve de France)

Au Café de la Frontière, Pierre Bucher et ses serviteurs

A droite sur le linteau: Réchésy, à gauche sur le linteau: Beurnevésin (coll. privée)

Pierre Bucher découvrait peu à peu la vie du village de Réchésy. De pauvres gens qui vivaient essentiellement de l’agriculture. De nombreuses familles – pour améliorer leur revenu – avaient pris en nourrice des enfants, nés en France dans d’étranges circonstances. Des jeunes filles suisses de bonne famille – prises au piège d’une liaison secrète ou éphémère – et avec l’aide d’un médecin de Bonfol, accouchaient ou subissaient une interruption de grossesse, dans cet établissement en passant de la Suisse en France, en traversant le corridor.

(collection: privée)
(collection: privée)

Au Largin

Pierre Bucher devait être extrêmement prudent, son signalement avait été publié (source: SJO militariahelvetica.ch)

le 15 février 1917, Pierre Bucher, chef du poste de renseignement de Réchésy, discute avec des soldats suisses

Le poste Clémenceau

La position française la plus proche des lignes suisses et françaises, un toit formé de planches et soutenu par quatre piquets (source: bulletin CSV no 12 2017)

De cette position, il ne reste plus aucune trace. Avec sa double importance, elle était le point de départ véritable du front allié et le 11 février 1918, Georges Clémenceau en personne y vint saluer les deux observateurs français, bénéficiant d’un poste d’écoute équipé d’un téléphone.

Une plaque commémorative

posée le 17 novembre 2007 sur la place du village (photo: Anne Kleiber)

Monsieur Ecoffey, maire de Réchésy à l’époque, répondait certainement à un souhait de Mme Loth, native de Réchésy et auteur “D’un rêve de France”, éditions La Nuée Bleue.

On a coupé le ruban

en présence entre autres du sénateur du Territoire de Belfort, M. Dreyfus, à gauche et de nombreuses autres personnalités (source privée)
Con te partiro “Je te suivrai”

A la flûte de pan, Nicolas Besancet, avec son aimable autorisation, flutedepan.ch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *