Jadis, Réchésy

est un village français situé aux confins de la Suisse et du département du Haut-Rhin. La borne des Trois Puissances rappelle que Réchésy fut pendant 44 ans village frontière entre l’Empire allemand, qui avait annexé l’Alsace et la France.
Son église

domine le village, une construction des années 1850, qui remplaça la chapelle du 17e siècle, qui se trouve encore dans le cimetière.
Le château

qui se trouve à la sortie de Réchésy, direction Courtelevant, mais aujourd’hui amputé de ses tours
Et autrefois la gare du “Tacot”

Horaire à partir de mai 1914

En randonnée

Une maison de maître du 18e siècle

appelée l'”Académie de Réchésy”

La généalogie de Pierre Bucher

En 1914, à la demande de Clémenceau

Pierre Bucher créa sur la ligne de front, le centre de renseignement militaire de Réchésy. Bien épaulé par des Pierre Hepp, Jean Schlumberger, Jean-Paul Allégret, Edouard Schuré et tant d’autres encore. Sans oublier Paul Acker – qui décéda tragiquement fin juin 1915 -, dans un accident d’automobile, à Altenach, au retour du Vieil-Armand.
Mais, malgré de nombreux allers et venues dans la demeure qu’occupent les intellectuels, aucun voisin n’a soupçonné les activités réelles de ces hommes, à peine avait-on remarqué leur prestance.
Ces journalistes ou hommes de lettres mettaient leur connaissance au service de l’armée française, en dépouillant la presse allemande qui arrivait par la Suisse, en confiant des missions de longue portée à des Français et à des Suisses qui s’étaient portés volontaires. On recueillait aussi des dépositions de déserteurs alsaciens. (source: Un rêve de France)
Au Café de la Frontière, Pierre Bucher et ses serviteurs

Pierre Bucher découvrait peu à peu la vie du village de Réchésy. De pauvres gens qui vivaient essentiellement de l’agriculture. De nombreuses familles – pour améliorer leur revenu – avaient pris en nourrice des enfants, nés en France dans d’étranges circonstances. Des jeunes filles suisses de bonne famille – prises au piège d’une liaison secrète ou éphémère – et avec l’aide d’un médecin de Bonfol, accouchaient ou subissaient une interruption de grossesse, dans cet établissement en passant de la Suisse en France, en traversant le corridor.


Au Largin

le 15 février 1917, Pierre Bucher, chef du poste de renseignement de Réchésy, discute avec des soldats suisses
Le poste Clémenceau

De cette position, il ne reste plus aucune trace. Avec sa double importance, elle était le point de départ véritable du front allié et le 11 février 1918, Georges Clémenceau en personne y vint saluer les deux observateurs français, bénéficiant d’un poste d’écoute équipé d’un téléphone.
Une plaque commémorative

Monsieur Ecoffey, maire de Réchésy à l’époque, répondait certainement à un souhait de Mme Loth, native de Réchésy et auteur “D’un rêve de France”, éditions La Nuée Bleue.
On a coupé le ruban

A la flûte de pan, Nicolas Besancet, avec son aimable autorisation, flutedepan.ch